LE MALOYA

LE MALOYA
Maloya en mozambicain veut dire "sorcellerie" et en malgache maloya aho veut dire "parler", "dégoiser", "dire ce qu'on a à dire". Maloya veut aussi dire "Grand Sorcier" au Zimbabwé [et "la honte" en bambara] ».



Qu'est-ce que le "maloya" ?

« Réellement, le maloya existe depuis l'esclavage. Cette musique [de l'île de La Réunion], mélodie réservée aux noirs et qui se jouait dans "l'obscurité", est une musique qui a permis aux esclaves de résister pour exister. C'était un outil fondamental pour garder l'espoir d'une future liberté. Cette musique c'est une forme de complainte liant la douleur, la souffrance, la haine et la joie. Ils ne pouvaient pas chanter ouvertement car les conditions dans lesquelles ils évoluaient étaient proches de l'intenable, l'intolérable et l'insuportable. Cette complainte exprimant les sentiments d'une population qui souffre dans les silence. Ils revenaient souvent, après une rude journée de travail, marqués par le fouet. Ils ne pouvaient s'exprimer qu'au sein de son milieu familial.

On ne peut pas considérer le maloya comme une musique, c'est un chant d'espoir, de douleur, une complainte avant tout. Le maloya a toujours été considéré par les pouvoirs coloniaux comme une danse et un chant nègres. Ces dictatures utilisaient cette expression à des fins de divertissement. En fait c'était pour montrer que les esclaves étaient heureux. La domination coloniale utilisait aussi cette forme d'expression corporelle comme un moyen de dévalorisation de l'esclave. L'esprit du maloya est dans cet Entre-deux de nostalgie et d'espoir, de blues et de colère, d'humanitée volée et de bonheur possible.
Le maloya "pilé" est une complainte, un chant accessible à tous, fait pour la danse, festif, véhiculant des thèmes de la vie quotidienne à l'inverse du maloya "roulé" qui est lié à des pratiques rituelles d'influences malgaches. Le maloya était chanté, véhiculé et transmis par la majorité des pauvres déracinés Malgaches, Africains, Indiens du temps de l'esclavage et des petits blancs pauvres. Les engagés indiens ("Malbar") du XIXe siècle ont joué aussi un rôle prépondérant dans la conservation du maloya en adoptant cette musique.


Pendant l'engagisme, le pouvoir colonial était toujours présent, ce qui veut dire que le maloya était toujours interdit. La chasse aux noirs sous toutes ses formes a toujours continué à se perpétuer. Malgré la répression, le maloya, moyen de résistance pour pouvoir assouvir l'existence, a continué de vivre dans certains milieux familiaux (anciens du Mozambique, Yanbane et Zanbèz).
Même pendant la départementalisation, cette forme d'émanation, traversant les siècles dans l'obscurité, était toujours interdite, étouffée et oppressée [jusqu'en 1982, année de la reconnaissance officielle du 20 décembre 1848 comme date de l'abolition de l'esclavage dans l'île].


"Explication succincte du maloya", selon Gaston Hoareau (extraite de "Bourbon Maloya", triple CD Audio, Association les Chokas, 19 ?).

Article plus détaillée sur http://www.maloyallstars.com/
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# Posté le vendredi 12 juin 2009 05:05

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# Posté le jeudi 11 juin 2009 02:54

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# Posté le lundi 08 juin 2009 10:25

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# Posté le lundi 08 juin 2009 10:09

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# Posté le jeudi 04 juin 2009 09:37

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# Posté le jeudi 04 juin 2009 09:33

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# Posté le jeudi 04 juin 2009 09:26

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# Posté le jeudi 04 juin 2009 09:20

Lion of Juda

Lion of Juda
Le Lion de Judah a pour origine le livre de la Genèse dans lequel le lion est l'emblème de la Tribu de Juda.


Le Lion de Juda pour le Mouvement rastafari


Animal emblématique de la royauté éthiopienne (emblème animalier de la dynastie davidique et salomonique), le lion est sans aucun doute le symbole le plus souvent associé à l'identité rastafarienne.
Dès les prémices du mouvement Rastafari, les premiers prédicateurs confrontent les titres hérités par Haïlé Sélassié Ier (né sous le signe du lion...) lors de son sacre impérial en novembre 1930 (« Seigneur des seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu et Défenseur de la foi ») à plusieurs passages de la Bible. Tout comme l'agneau, le lion est l'une des figures du Christ (« Juda est un jeune lion » (Genèse XXXXIX : 9 )).
Très vite, le Négus est exalté comme le nouveau messie libérateur du peuple noir tel ce lion conquérant et victorieux mentionné dans les premiers chants rastas : « The Lion of Juda shall break every chain and give us the victory again and again... »
Dans le bestiaire biblique, le lion se distingue, par la noblesse de ses qualités, des autres animaux (âne, serpent, bouc, bélier...), et s'oppose, par sa droiture, à la cohorte tératologique des dragons, Baal, Bélial et autres monstruosités démoniaques. Animal quasi-totémique, le lion incarne au yeux des rastas les plus hautes qualités humaines : celles de courage, de dignité, de noblesse, de souveraineté, et de résistance... Cette vision anthropomorphe du lion se traduit dans leur expression : « Lion-Man ». Les rastas opèrent un parallèle entre leurs dreadlocks et la crinière léonine. L'intellectuel rastafarien, Dennis Forsythe souhaite faire évoluer le mouvement rastafari dans la voie de ce « lionism ».
Figure impériale, le lion figure sur de nombreuses peintures éthiopiennes retraçant l'histoire du royaume
abyssin. S'inscrivant dans cette même filiation picturale, l'art rasta le représente souvent au c½ur d'un bouclier de David, pourvu d'une couronne, du sceptre royal ou d'une croix copte éthiopienne. Dans la théologie rasta, le Roi des Rois apparaît sous les traits de deux métaphores animalières complémentaires : le lion (conquérant) et l'agneau (la sagesse). La référence au « lion de la tribu de Juda » intervient chaque fois qu'un rasta tente d'expliquer sa croyance en Jah Rastafari : « Et je pleurais beaucoup de ce que personne ne fût trouvé digne d'ouvrir le Livre ni de le regarder. Et l'un des vieillards me dit : Ne pleure point ; voici le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, il a le pouvoir d'ouvrir le livre et ses sept sceaux. »
D'aucuns ironiseront sur les penchants carnassiers du roi des animaux, peu compatible avec la diététique I-tal prônée par les rastas. Objection rapidement écartée par ces derniers qui citent une fois de plus les Ecrits Saints : « Le lion comme le b½uf mangera de la paille »

# Posté le mercredi 20 mai 2009 08:40